Voile de pudeur sur la misère humaine,
regain d’hypocrisie quand les malheurs s’enchainent.
On plaide la solidarité dans la communauté,
mais gestes et paroles ne sont pas automatisés.
Quelque soit l’autorité qui vous tance,
comment faire reculer l’indifférence ?
Lorsqu’à la base, on cultive la méfiance,
l’édifice sociétal tombe en décadence !
Alors sur l’échelle de l’imprévu
donner des leçons est incongru.
Nos séniors meurent abandonnés
sous la canicule de nos regrets.
Nos malades dépérissent à vu de nez
avec la petitesse des grands budgets.
Nos SDF sont mal cachés,
la déchéance n’a pas de projet.
Que fait l’autorité lorsqu’elle pense ?
Y-a-t-il une éducation pour l’indifférence ?
Quand autour de nous, c’est une macabre danse,
quand sur la noirceur, beaucoup font bombance.
Ainsi dans ce monde cloisonné,
on pratique instinctivement le rejet.
Celui qui s’écarte de la route, celui qui coûte,
l’opprobre jette sur lui, un doute…
Et sous le bombardement médiatique,
le voyeurisme remplace l’autocritique.
Les gouvernements se suivent
et cela ressemble à une dérive…
L’autorité n’a plus de fer de lance,
on ne sait que faire le constat de l’indifférence.
Les grandes causes n’ont plus de référence,
les nantis vont vers d’autres gouvernances !
JLB 18 août 2003