rosa
Il est une femme
qui fût une flamme.
Qui dans la lutte sociale
monta sur un piédestal.
Gravit son calvaire,
pour nous, les prolétaires.
ROSA, aura
Rosa, combat.
Lorsque les lâches choisirent,
le camp de la force, pour leur avenir,
Rosa Luxembourg,
de luttes et d’amour,
pour les démunis, pour l’animal blessé,
Rosa n’abandonna pas la vérité.
ROSA, Parla
Rosa, lutta.
Et cette visionnaire
emplit les meetings de lumière.
De cette intelligence vive
qui devine toutes les dérives.
De ce cœur palpitant,
qui souhaitait du bonheur aux gens.
Mais de cette lucidité aussi,
qui la range avec les incompris.
Rosa, émoi
Rosa, effroi.
De Varsovie à Berlin,
elle chantait son refrain,
comme ces mésanges qu’elle aimait si bien.
Et cette chanson, c’était pour le genre humain.
Plus de diktats, plus d’exploitation,
un monde en Révolution.
Un monde où les masses feraient le Jour,
comme le voulait tant Rosa Luxembourg.
Rosa, le pas
Rosa, la voix.
Elle dévisagea la dictature léniniste,
et ce socialisme allemand qui tourna au nazisme.
Et ceux qui votent les guerres, ceux qui plébiscitent l’horreur,
ces vaincus qui plus tard assassineront en vainqueurs.
Mais pour elle, il n’y avait pas de dangers,
au bout de ses fatigues, la belle vérité.
Que lui importait la prison, lorsqu’on a la raison,
que le Peuple gravit les échelons.
Ainsi vécu Rosa.
Rosa, alla.
Essaimer, haranguer, bousculer,
le Viel ordre établi, usé,
ce vampire qui a besoin de champs de bataille,
pour son Capital et ses vanités nationales.
Cet ennemi mangeur d’ouvriers
qui refuse le progrès des idées.
Et c’était bien à un sacrifice
où allèrent Rosa et les spartakistes.
Rosa, soldat
Rosa, la foi.
Lorsque saisit par les infâmes,
elle était force, n’était plus femme.
Sa défaite, notre défaite, se transformait en victoire.
Lorsque ces reîtres abattirent leur bête noire,
ils tuaient celle qui avait prédit la tempête.
Toute cette époque se résuma, lorsqu’Hitler en prit la tête.
Rosa, tu ne meurs pas !
Rosa, tu es là !
Toujours au milieu de nous,
toujours à nous tenir debout.
Pour tous ceux qui maintenus à genoux,
ne sortent plus du dégoût,
en ces démocraties au clou,
faites d’injustices partout.
JLB 15/12/1993
D’après « ROSA Luxembourg, vie et mort d’une femme rebelle »
Max Gallo 1991-1992